Quelques mots sur l’hypertrophie musculaire :
L’hypertrophie est due à une augmentation des protéines contractiles. Les mécanismes par lesquels les contraintes de l’entraînement, avec charges additionnelles, engendrent une hypertrophie sont encore plus ou moins inconnus.
Si on part des données de départ (anabolisme et catabolisme) on peut dire que l’hypertrophie est un phénomène d’adaptation suite aux dommages musculaires engendrés par un entraînement suffisamment intense.
Physiologiquement, on a pu constater :
-une élévation de la créatine phosphokinase sérique signe d’une activité
enzymatique accrue
-une quantité importante de myoglobines dans le surines signe de dommages
causés aux protéines contractiles
-la présence d’hydroxyproline dans les urines signe de dommages causés
aux tissus conjonctifs.
Pour résumer, ce principe serait : détruire pour mieux reconstruire, ce qui correspond au phénomène de surcompensation.
Selon ce principe, chaque séance constitue un phénomène adaptatif d’augmentation des capacités de force et de résistance, nécessitant l’augmentation du volume des fibres.
Par contre, plus l’intensité de l’entraînement est élevée moins fréquentes seront les séances car si la récupération est effective au niveau musculaire, elle ne le sera pas au niveau nerveux.
Il est donc impératif d’alterner les séances à travail alactique d’intensité élevée et lactique d’intensité faible.
Lors d’un entraînement de type culturiste à une intensité de plus de 70-80% de la RM, on constate des modifications positives sur l’ensemble des sécrétions hormonales :